aspergirl | Le syndrome d’Asperger
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Le syndrome d’Asperger

Le syndrome d’Asperger chez les femmes

Caractéristiques

en partie dues au syndrome d’Asperger selon Tony Attwood

Idée reçue

Les Aspies n’ont aucune empathie et ne ressentent aucune émotion

Le combat

des femmes Asperger pour obtenir un diagnostic

Le syndrome d’Asperger chez les femmes

Le syndrome d’Asperger fait partie des Troubles du Spectre Autistique (TSA) et du tableau des Troubles Envahissants du Développement (TED) selon la classification du Diagnostic and Statistical Manual of mental disorders (DSM-IV). Il est aussi catégorisé F84.5 dans la Classification Internationale des Maladies réalisée par l’OMS (CIM 10). Le SA n’est pas un déficit ou un handicap mental. Il affecte essentiellement :

  • les interactions sociales (déficit des codes sociaux, manque d’empathie, difficulté à identifier et/ou à décrypter les sentiments et les émotions chez les autres) ;
  • la communication (difficultés à répondre de manière cohérente aux attentes relationnelles des autres, etc.) ;
  • les centres d’intérêt restreints et obsessionnels, routines.

 

Les personnes concernées n’ont aucun retard de langage ni retard mental, et leur QI va de la norme basse au très haut potentiel. Leur forme d’autisme se manifeste par l’apparition de comportements atypiques et de stéréotypies. On observe souvent un retard moteur ou une maladresse motrice à l’âge pré-scolaire, des difficultés concernant l’empathie et les relations sociales à l’âge adulte. Le travail réalisé dans les groupes d’habiletés sociales et leur intelligence leur permettent d’évoluer tout au long de leur vie. Elles parviennent à acquérir au prix d’années d’effort ces codes qui peuvent leur faire défaut et donc à compenser, plus ou moins, leurs difficultés.

 

Les Aspies ne sont pas toujours identifiables au premier coup d’œil. Le nombre, le type et la sévérité des symptômes varient d’une personne à l’autre. Si certains ont un discours pédant ou maniéré, ne peuvent regarder leur interlocuteur dans les yeux, ce n’est pas la réalité de tous. Ils font des études, fondent une famille, conduisent et exercent un métier. On dit souvent, à juste titre, que le syndrome d’Asperger est un handicap invisible.

Le syndrome d’Asperger ne s’exprime pas du tout de la même manière chez les femmes : plus enclines à se fondre dans la masse en imitant les autres, moins facilement détectables, elles ressentent beaucoup de pression pour entrer dans le moule et développent des mécanismes d’adaptation en masquant leurs symptômes et en imitant les autres. Le cerveau féminin est plus apte à emmagasiner des situations sociales que le cerveau masculin. Elles ont des amis, une vie sociale, mais vivent beaucoup d’anxiété, surtout dans les situations sociales, et une surcharge sensorielle.

Selon les statistiques, il y aurait 4 à 5 fois plus d’hommes que de femmes Asperger. Les diagnostics et les interventions sont basés sur le modèle masculin habituellement présenté, parce que les stéréotypes sont plus visibles chez les hommes. Tony Attwood a constaté que le ratio était de 1 fille pour 2 garçons. Seulement 20 % des filles avec TSA sont diagnostiquées avant 11 ans, contre plus de 50 % des garçons. Dans son livre L’asperger au féminin. Comment favoriser l’autonomie des femmes atteintes du syndrôme d’asperger (Aspergirls), Rudy Simone, elle-même porteuse du SA, décrit les femmes concernées comme la « sous-culture d’une sous-culture ». La méconnaissance des Aspergirls et des femmes avec autisme en général, souvent mieux intégrées, a probablement pour effet une sous-estimation, plus ou moins importante, des cas réels par rapport aux femmes officiellement diagnostiquées. Ainsi, une fille qui suspectait en elle une forme d’autisme depuis l’âge de 11 ans peut obtenir un mauvais diagnostic du trouble de l’alimentation et de la nervosité. La routine familiale est brisée. A 30 ou 40 ans, voire plus, beaucoup n’ont pas de diagnostic.

Sans diagnostic, leurs difficultés dans les interactions et leur attachement à la routine sont mal comprises à l’école et au travail. Les travailleurs sociaux interprètent mal les actions de mères autistes d’enfants avec autisme. Il existe en tous cas une réelle difficulté supplémentaire à établir un diagnostic chez les femmes, plus encore lorsqu’elles sont adultes.

Publiée le 18 mai 2013, la cinquième édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM, de l’anglais Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders) de l’Association Américaine de Psychiatrie (APA), communément intitulée DSM-5.

 

La procédure de dépistage pour les enfants, les adolescents et les adultes est explicitée sur le site d’Autisme France :

http://www.autisme-france.fr/577_p_25358/depistage.html

 

Les coordonnées des centres de diagnostic à Pazris et en banlieue sont disponibles sur le site du Centre de Ressources Autisme Île-de-France (CRAIF), via le lien ci-dessous :

http://www.craif.org/le-diagnostic-7-49-les-centres-de-diagnostic-franciliens-en-convention-avec-le-craif.html

aspergers

« Quand on tourne là-haut, à des centaines de kilomètres, dans un vaisseau filant à 28 000 kilomètres à l’heure, qu’on observe la courbure de la Terre

et la si fine pellicule de vie, l’atmosphère, on comprend la fragilité de la Terre et de ses occupants.

On réalise que les êtres humains ne sont que d’infimes créatures, éphémères, embarquées sur un gros caillou dérivant dans l’infini, 

et qu’il faut accorder de l’importance et de l’intérêt aux êtres vivants.

Surtout aux êtres qui souffrent, et singulièrement aux jeunes. Mon soutien à l’association Aspergirl, aux Aspies de tous âges, est animé de cet esprit.

 

Michel Tognini

Astronaute Français

Soyuz TM 15

STS 93″

tognini